Héraclès se frayait un passage le long d’un étroit chemin. Il aperçut à terre un objet qui ressemblait à une pomme et tenta de l’écraser avec sa massue. Sous le coup, l’objet doubla de volume. Héraclès le frappa de nouveau, encore plus violemment qu’avant, et l’objet s’enfla si bien qu’il finit par lui barrer le passage. Héraclès laissa tomber sa massue et resta là, stupéfait. Athéna le vit et lui dit «  Ô Héraclès, ne sois pas si étonné ! Ce qui est maintenant pour toi un obstacle n’est autre que ton obstination. Si tu le laisses tranquille, il reste tout petit, mais si tu décides de le combattre, voilà comment il s’enfle... abandonnant sa petite taille pour devenir grand. »

 La morale  toute première est que les combats et les querelles sont cause de grands dommages.

Dans ce contexte d’affrontement, un obstacle bloque un chemin le rendant impraticable. Héraclès est plongé dans un état de stupéfaction devant l’aporie qu’il a lui-même provoquée.

Mais ce qui m’intéresse ici c'est le second point qui se glisse subrepticement dans mon esprit. Bien loin d’avoir affaire à une situation sans issue, il s’agit d’aborder l’obstacle d’un point de vue autre. Nous voilà entrainés dans les méandres exploratoires de la résistance.

Alors des interrogations surgissent et convoquent le sens de nos résistances propres :

Suffit-il d’écarter les obstacles ? Ou encore Que se passe - t’ il lorsqu’il devient évident que, en suivant une voie bien précise que les "choses" ne marchent pas ? Quelque chose résiste ?

La résistance…est ce nous qui la provoquons ?

Elle ne résiste que parce que nous appuyons dessus.

La résistance serait-elle là pour qu’on s’y retrouve ?

Si on pense l’avoir liquider, on tombe dans l’absurdité pure et simple…

 ELLE INTIMEMENT Une âme à l'encre de chine

 

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