« Le but ultime de notre chemin, c’est la mort, c’est là l’objet inéluctable de notre visée » Et Montaigne…face à la mort  d’ajouter plus loin…  « En outre, pauvre fou que tu es, qui t’a établi les limites de ta vie ? Tu te fondes sur ce que disent les médecins […] Regarde plutôt la réalité de l’expérience. » Par un certain détachement, l’auteur  s’applique à accepter la réalité de l’expérience tout en reconnaissant de ne pas trop vouloir s’en « embarrasser »…

Camus fait de Sisyphe un Homme qui remporte  une sorte de  victoire sur la mort en gardant conscience de sa finitude tragique. C’est ainsi que…Sisyphe… ne sombre pas. Et  Camus de dire «  C’est pendant son retour, cette pause, que Sisyphe m’intéresse. » Albert Camus nous rappelle qu’une des causes du châtiment de Sisyphe est « sa haine de la mort et sa passion de la vie. »

Le « Sisyphe » …de Camus …permet à ma pensée de s’ouvrir :  

Je me retrouve dans  une cité invisible  où mon âme se doit de dompter  la cité de mes peurs.

Et là j’écoute ….Toufic Farroukh… et sa musique de JAZZ…. « VILLES INVISIBLES »…Elle me dit :

Ne  te laisse pas emporter  par tes échecs successifs. Il est temps de vérifier…la réalité de ton désir. Questionne….écoute …réponds… et ne t’arrête jamais.  Ne  marine plus indéfiniment dans tes doutes. Ne laisse plus jamais autrui répondre à ta place. Désire, fantasme, réalise….Ecrire te taraude ? Alors écris ta peau. Ne cesse jamais d’écrire …car ton talent  te protégera de toi-même. Quand l’angoisse menace ton entendement et  te raye de la carte des élus d’ici bas, fais débarquer  ta mise en mot. Elle débusquera  tes blessures cachées, déguisées en costume d’apparat. Le pire tombera…s’écrasera…dans un vide sans fond .  Alors tu ne craindras plus. Tu auras vaincu la quête illusoire de combler du manque….Alors, tu auras fait tomber le rempart élevé si haut contre l’absence absolue….la disparition…

Ecoute pour t’apaiser la voix de KEREN ANN et sa disparition « AU COIN DU MONDE »…

Oui l’important consiste à inventer sa vie…Travaille à ne plus nier ta réalité et cesse de te construire des délires et des névroses à n’en plus finir. Enracine le sens des maux de ton  histoire.  Couche le temps réel de tes mots sur le papier de ta peau. Autorise la respiration des fragments de ta vérité. Recolle les morceaux.

« AILLEURS » …..LA DISPARITION …KEREN ANN

Faire retour au réel, atténuer les  échappatoires, amoindrir les horizons vertigineux, ne plus perdre pied. A bas les dieux obscurs qui pullulent comme des vautours autour d’un destin   qui ne doit plus être un festin mais bien un esprit libre, en éveil, curieux de l’autre et apprenant.

Echouer me parait plus sûr et beaucoup moins dangereux.

 

ELLE INTIMEMENT Une âme à l'encre de chine

 

nul ne l'a chanté