Il n’y avait rien . L’infini . Le vide . L’éternité .
Un beau matin de juillet, de très loin sur mon désert, le soleil frappa de sa lumière.

De ce rien, il y eut quelque chose de lumineux et d’obscur. Celles et ceux qui sont venus avant moi traînèrent leurs dernières inscriptions sur mon crâne . Le passé .

De ce rien, un sourire est né .
Je suis sortie d’un tout, d’un commencement, d’une attente, d’un amour, d’un bonheur, d’une jeunesse dansante. Je suis née un matin chaud d’été.

De ce rien sont nés mes vallées de roses et de larmes, mes rires et ironies, mes printemps et courages, mes insolences et contradictions .

Des océans d’oubli, que la lumière soit devant moi.

 

le vide

 

 

Une Âme à l'Encre de Chine 18 décembre 2017