Dans une famille, un père angoissé affirme à sa fille que le monde est dangereux. Mais il oublie qu’il fait partie du monde, qu’il est le premier monde pour son enfant. Il signifie, mais sans le dire, sa propre dangerosité. On peut se demander comment cette fillotte peut se sentir bien, suffisamment en sécurité, puisqu’il n’y a pas de protection.

Cet exemple est cité pour dire et surtout garder  à l’esprit que bien souvent l’on ne parle finalement que de soi.  La façon dont nous parlons du monde évoque en réalité notre propre construction du monde, nos propres représentations, elles-mêmes structurées et organisées autour de nos conflits, de nos peurs, de nos désirs, de nos interdits et notre éducation.

NOUS NOUS SAISISSONS EN PERMANENCE DES EVENEMENTS DU MONDE EXTERIEUR POUR EXPRIMER QUELQUE CHOSE DE NOTRE PROPRE MONDE INTERNE ET DE SES MOUVEMENTS ET LUI DONNER FORME.

La réalité est ambigüe. Les mots, les phrases, le comportement, la maladie, sont ambigus. Le monde entier est ambigu et met en évidence l’activité de nos croyances.  L’être humain a besoin de mettre du sens aux évènements, surtout lorsqu’ils sont inattendus, aléatoires ou incontrôlables d’où les mythes, religions, théories, cultures…

Pour finir, ce qui n’est pas pensé est ce qui  n’est pas représenté, ce qui n’a pas pu advenir à la représentation interne, par défaut de sens ou pas l’excès d’angoisse que cette représentation pourrait entrainer. C’est ainsi, par défaut de symbolisation d’un contenu impensable, qu’apparaissent des comportements relationnels difficiles, compliqués qui empêchent d’aimer, et de vivre  pleinement son réel au présent.

retour au réel au présent

 

Une Âme à l’Encre de Chine – ELLE INTIMEMENT