Aux premières heures de l’aube, je me trouve sur le pont. La mer se fait forte. Le vent souffle. Dressée vers le ciel, la mer me désire dans cet ailleurs solitaire et silencieux. Nous naviguons en serrant de près les falaises. Les grandes masses rocheuses plongent de tout leur poids  dans l’eau. Rien ne laisse soupçonner que ces merveilles impressionnantes cachent des vallées fertiles, des écorces de pierres couvertes de roses parfumées. Aux premières heures de l’aube, le ciel, d’un air sévère se penche sur  mon âme pour la faire dépositaire d’un secret antique  «  deviens ce que tu es » . Enigmatique et insondable désir de vivre.

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