Je vis sur une île ; une île , comme les femmes d’Ouessant, au bout du monde. 

Bien que baptisée mon «  îlÔloindetout », ce lieu de retraite imaginaire est moins sauvage qu’on ne le croit. 

Depuis quelques années, j’y ai construit un pont qui relie toutes mes histoires de vie entre elles. J’ai dissimulé cette demeure   parmi des érables, des pins et des cabanes de pêcheurs. 

 

Il arrive mêle que des touristes l’envahissent l’été ...

 

Cette  maison de plaisance imaginaire n’est pas comparable aux maisons secondaires  du monde réel qui semblent construites pour servir de décor. Ma maison est accueillante et sans apparat, pleine de livres et d’objets d’art. C’est une maison vivante dont on profite  jusqu’au moindre détail. 

L’hiver, je me claquemure près du poêle dans une ambiance rustique. Les bûches crépitent au calme dans la cheminée pour me laisser voyager en lecture et écriture. 

L’été, j’y mène volontairement une existence réduite au luxe de l’essentiel. Une paix conquise et dominée se lit sur mon visage. Mon regard contemple une sagesse venue de très loin.

 

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